LA CLASSE A /ARRETE DU 16 SEPTEMBRE 2003

Pour rappel, le texte complet de l'arrêté du 15 février 2012:

Article 1 : 3° :

― classe A : un ouvrage ou tronçon d'ouvrage est rangé dans la classe A si l'incertitude maximale de localisation indiquée par son exploitant est inférieure ou égale à 40 cm et s'il est rigide, ou à 50 cm s'il est flexible ; l'incertitude maximale est portée à 80 cm pour les ouvrages souterrains de génie civil attachés aux installations destinées à la circulation de  véhicules  de  transport  ferroviaire  ou  guidé  lorsque  ces  ouvrages  ont  été  construits antérieurement au 1er janvier 2011 ;

― classe B : un ouvrage ou tronçon d'ouvrage est rangé dans la classe B si l'incertitude maximale de localisation indiquée par son exploitant est supérieure à celle relative à la classe A et inférieure ou égale à 1,5 mètre ;

― classe C : un ouvrage ou tronçon d'ouvrage est rangé dans la classe C si l'incertitude maximale  de  localisation  indiquée  par  son  exploitant  est  supérieure  à  1,5  mètre,  ou  si son exploitant n'est pas en mesure de fournir la localisation correspondante.

La vérification des conditions permettant de ranger un tronçon d'ouvrage dans l'une ou l'autre des trois classes de précision ainsi définies est effectuée conformément à l'arrêté du 16 septembre 2003 susvisé et selon les référentiels mentionnés au II de l'article 23. »

 

Article 7 :
6°  Pour  chaque  ouvrage  en  service,  le  plan  comporte  les  coordonnées  géoréférencées d'au moins trois points de l'ouvrage distants l'un de l'autre d'au moins 50 mètres, ou de trois  points  de  l'ouvrage  les  plus  éloignés  possible  l'un  de  l'autre  si  sa  dimension maximale est inférieure à 50 mètres ; dans le cadre des actions de contrôle, les écarts en position constatés pour un ouvrage sont tels que la valeur T définie au c de l'article 5 de l'arrêté du 16 septembre 2003 susvisé ne dépasse en aucun cas l'incertitude maximale de localisation relative à la classe A ;

 

 

Et voici ce que dit l’arrêté de 2003 définissant les classes de précisions, dans ces termes :

Vérification d'une classe de précision
L'article 5 de l'arrêté du 16 septembre 2003 définit les conditions à remplir pour valider une classe de précision selon le modèle standard.
Le principe est que sur un échantillon des points à contrôler, trois conditions cumulatives doivent être remplies pour que cet échantillon soit d’une classe de précision [yy] :
a) La première condition fait intervenir un écart moyen en position Emoypos. Il correspond à la moyenne arithmétique des écarts en position T. Ces écarts en position représentent la distance euclidienne qui sépare un point avec des coordonnées prestataire du même point avec des coordonnées contrôlées, des N points contrôlés.
L'écart moyen en position Emoypos de l'échantillon doit être inférieur à :  E moy = [yy] x (1 +1/ (2 x C²)) cm
C étant le coefficient de sécurité des mesures de contrôle.
Les deux autres conditions sont des seuils limites déduits de probabilités statistiques.
b) Le premier seuil S1 peut être dépassé mais par un nombre limité de points N'
Le premier seuil est défini par : S1 =  k x E moy cm
 (où k prend les valeurs indiquées dans la table 1 ci-dessous en fonction du nombre n de coordonnées caractérisant la position des objets géographiques et suivant la même loi statistique).
Table 1 :


Table de valeurs

n

1

2

3

k

3,23

2,42

2,11

N' ne doit pas excéder l'entier immédiatement supérieur à : 0,01 x N + 0,232 x (N)1/2
Lorsque N< 5, aucun écart supérieur à S1 n'est admis (Cf. tableau 2 ci-dessous).


Tableau 2 :Table de valeurs

N

de 1 à 4

5 à 13

14 à 44

45 à 85

86 à 132

133 à 184

185 à 240

241 à 298

299 à 359

360 à 422

423 à 487

N'

0

1

2

3

4

5

6

7

8

9

10

c) Le second seuil S2 ne doit pas être dépassé
Aucun écart en position dans l'échantillon ne doit excéder le second seuil défini par : S2 =  1,5 x S1 cm

Le coefficient de sécurité
Les termes de l’article 3 de l'arrêté du 16 septembre 2003 précisent qu'une mesure n’est considérée comme mesure de contrôle que lorsque sont mis en œuvre des procédés fournissant une précision meilleure que celle de la classe de précision recherchée, avec un coefficient de sécurité C au moins égal à 2. C’est «le rapport entre la classe de précision des points à contrôler et celle des déterminations de contrôle, classe de précision qui est elle-même évaluée selon les règles de l’Art».
Ainsi, les moyens mis en œuvre pour la vérification doivent garantir une précision deux fois supérieure à celle exigée pour la réalisation des travaux en respectant les règles de l'Art. C'est pourquoi, l'utilisation des matériels GNSS (Global National Satellite System) est préconisée et notamment la méthode GNSS « post-traitement »....

Pour rappel un échantillon statistique se veut homogéne et cohérent.
L'opérateur maitrisera les limites matérielles des outils utilisés
Les points controlés ne devront faire office d'aucune contestation possible, on parlera de points identifiables
Des classes de précisions différentes peuvent être spécifiées pour des types d'objets géorgraphiques différents. (suivant les méthodes de levés des objets géographiques).

Pour revenir à la classe des Réseaux

Pour la classe A : (calcul sur les réseaux rigides) aucun point ne doit avoir un écart supérieur à 40 cm, donc on parle du S2  soit S2 = 40 cm, donc S1= S2/1.5 = 26.67 cm.
(Une Norme en cours d'écriture devrait définir clairement les différents réseaux rigides et souples)

Donc la moyenne des écart doit être inférieur :
Si on fait un contrôle planimétrique n=2.42 donc Emoy = S1/n= 11.02 cm

La classe de précisions sera donc [yy]= Emoy /(1 + (2 x C²)-1) = 11.02 / (1+1/2*2²) = 9.79 cm soit la classe 10cm à 2.1 mm prés….

CONCLUSION:

Lever un réseau en précision décimétrique c’est avoir l’assurance d’un réseau de classe A au sens de l’arrêté de septembre 2003 => lever au GPS compensation temps réel ou à la station.

Dans différentes thèses sur les "TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES" il est mis en évidence que l'utilisation d'un "GPS temps réel" est suffisante pour la réalisation de travaux topographiques de classe de précision 10 cm au sens de l'arrêté du 16 septembre 2003, uniquement dans les limites d'utilisation du matériel (attention à l'environnement proche) et la limite de mise en œuvre des méthodes du levé (notamment les méthodes de levé par excentrement).

 

Pour la classe B : la classe de précision nécessaire est de 36.73cm, c'est équivalent à des rendus sur plans minutes à partir de fond de plans géoréférencés dont la précision initial est décimétrique, mais en utilisant des méthodes de mesures adéquates (niveau, fil a plomb et laser mètre).

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Question : Lors d'une vérification si les points contrôlés ont tous un écart inférieur à 40 cm mais si au moins une des 2 autres conditions n'est pas vérifiés (moyenne supérieur à 11,02 cm et nombre de points, avec un écart supérieur à 26.67cm, supérieur au seuil du tableau 2) alors le réseau pourrait-il être considéré de Classe A au sens strict du décret?

Dans une thèse sur les "TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES" il est mis en évidence que l'utilisation d'un "GPS temps réel" pour un controle de Classe de précision au sens de l'arrêté du 16 septembre 2003, ne permettait d'obtenir au mieux une classe de précision 10 cm en planimétrie et uniquement sur des objets géographiques par mesures directs de points identifiables et ce pour garantir le coefficeient de sécurité.
Avec l'amélioration des matériels, les contrôles devront se faire avec les meilleurs GPS possibles , en utilsant toutes les constellations GNSS possibles (à ce jour GPS et GLONASS) , le réseau de compensation le mieux adapté à la zone (à choisir entre ORPHEON et TERIA) et surtout avoir un GPS capable de faire plusieurs mesures en simultanée pour chaque enregistrement de points.
Si le contrôle se fait par mesure indirecte (détection) il faudra introduire également dans le calcul: l'erreur interne du 2e appareil de mesure.
Si le contrôle se fait par excentrement ou déport, il faudra introduire également dans le calcul l'erreur engendré par cette méthode..

 

Tout ceci est bien complexe, mais toutes les personnes qui ont travaillé sur ce sujet, s'accorde à écrire que la méthode et les outils à mettre en oeuvre pour faire un controle doivent garantir les régles de l'arrêté du 16 septembre 2003, dont en premier lieu le coefficient de sécurité 2.

 

En tout cas l'orde des géomètres, qui a contribué à l'écriture des arrêtés de 2012 et 2013, rappelle dans une communication suite à un retour d'expérimentation de l'Observatoire Régional Midi Pyrénées:
- Le seul moyen de contrôler les relevés de détection consiste à opérer des sondages intrusifs et relever les réseaux fouilles ouvertes !
- la classe A :
....... Aucun écart supérieur à 40 cm (c’est donc le deuxième seuil) ;
........La classe de précision globale correspondant est donc, en planimétrie, 10 cm ;
- Les seuils : E moyen =11.25cm, S1= 27 cm et S2 = 40 cm

Et donne les réponses suivantes à la question:

-Un réseau détecté en parallèle à 30 cm de sa position réelle est donc en classe B (il ne respecte pas les deux premières conditions).
-Il s’agit de la précision globale,  les précisions de chacune des opérations aboutissant à cette classification doivent donc être beaucoup plus fines.

 

 

NOTA: cette page est la compilation de données de sites spécialisés dans ce domaine, mais les documents ne peuvent être mis à disposition depuis cette page, car non libre de droits.

Si vous avez des remarques, je vous laisse la possibilité de me contacter depuis la page précédente.

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Arrêté du 15/02/2012

Arrêté du 19/02/2013

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